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La pléthore de listes (environ 49) pour les élections Législatives laisse de marbre Ousmane Sonko faisait face jeudi à la presse. Qui a tancé ces partis traditionnels (Ps et Psd) d’avoir créé ce brouillamini, à deux mois des Législatives.

Le patron de la Conférence des leaders de la Coalition Ndawi Askan Wi /Alternative du Peuple, analysant la configuration des listes, a renseigné que, « 80 à 90% des listes sont issues du Ps ou du Pds ou de leurs excroissances ». Et ce sont ces formations politiques, souligne-t-il,  qui ont mis le pays dans ce pétrin. « On se retrouverait avec 15 listes si on recompose ces organisations ou un peu moins », informe-t-il.
Et quid du consensus balancé tout go par le camp du pouvoir? Mais M. Sonko ne donne pas trop de crédit à cette trouvaille surtout à deux mois des joutes. Selon lui, le gouvernement de Macky Sall avait refusé toute discussion sur le processus électoral. Surtout à l’heure où le camp présidentiel parle de consensus pour faciliter le vote de l’électeur. Le député Moustapha Cissé Lô a évoqué récemment  une loi d’urgence pour permettre aux électeurs de voter aux Législatives en un laps de temps.  Mais Ousmane Sonko, coordonnateur de la  Coalition Ndawi Askan Wi /Alternative du Peuple de mentionner que ce consensus devrait être de mise, à l’entame des discussions sur le fichier électoral.

« Et on nous parle d’un consensus? Le gouvernement de Macky Sall a refusé toute discussion sur le fichier électoral. Il a lancé seul le processus de fabrication de ses cartes d’identité, son fichier électoral. Il a refusé qu’on puisse mettre même en place un comité de suivi. Jusqu’à présent, le processus électoral se déroule de façon unilatérale », balance  Ousmane Sonko au président Macky Sall.

Aujourd’hui, avance le leader de Pastef/Les patriotes, « nous allons à des élections, dans moins de deux mois, aucun d’entre nous n’est en mesure de dire ce qu’il y a dans le fichier électoral. Il n’y a jamais eu une volonté de dialoguer avec les acteurs ».

Par conséquent, ajoute M. Sonko, que « le gouvernement soit conséquent avec les actes qu’il pose. Le Gouvernement n’a qu’à se donner les moyens d’organiser correctement ces élections ».

 

Dakarmatin