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Le maire de Mermoz Sacré-Cœur est accusé de licenciement abusif par 13 agents pour avoir voté Oui au référendum et être proches de son ancienne directrice de cabinet, Juliette Zinga.

Selon Amadou Coundoul qui porte leur parole, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’organisation d’un «ndogou» au sein de la mairie. Regroupés autour d’une association, ces jeunes ont organisé un ndogou, contre la volonté du maire.

A l’en croire, Barthélemy Diaz avait menacé de licencier tous ceux qui y participeront. Ainsi, dès qu’ils ont organisé le ndogou le week-end dernier, Barthélemy Dias les a joints au téléphone, pour leur signifier qu’ils n’ont pas besoin de venir au travail lundi. Pourtant, indique Amadou Coundoul, ils détiennent tous des contrats de trois mois renouvelables. Du côté de la mairie de Mermoz Sacré-Cœur, rapporte L’As, on balaie d’un revers de main ces accusations. D’abord, les services de Barthélemy Dias précisent que ce ne sont pas treize travailleurs qui sont remerciés, mais plutôt 5 qui sont en fin de contrat. Ces derniers étaient dans le service communication et le maire n’a pas jugé nécessaire de renouveler leur contrat. La décision de renouveler le contrat à ces jeunes n’est point liée à leur choix lors du référendum, ou bien leur proximité avec l’ancienne directrice de cabinet du maire, Juliette Zinga. Aussi, la mairie rappelle qu’il n’y a pas un seul agent à qui la mairie doit des arriérés de salaire.

Abdoulaye DIOP