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Prorogées par décret à la veille du référendum du 20 mars 2016, avant d’être (re) prorogées par décret présidentiel, les cartes d’identités numérisées expirent demain 30 juin et risquent, sauf extraordinaire, d’être une fois de plus prorogées encore, du fait du retard accusé dans la distribution des nouvelles cartes biométriques.

Une situation qui met à nu l’incompétence du gouvernement incapable d’assurer un service public de qualité à ses citoyens malgré les milliards dépensés pour la confection de ce précieux sésame.

Va-t-on encore vers une énième prorogation des cartes d’identité numérisées qui arrivent à expiration demain vendredi 30 juin ? Sauf extraordinaire, on s’achemine tout droit vers cette éventualité, car les cartes biométriques qui devaient prendre le relais, accusent un retard dans la confection et la distribution ; d’où les ré- criminations des nombreux citoyens qui peinent à disposer de ce précieux sésame, à un mois des législatives.

Ce qui révulse le plus dans cette situation, c’est l’incapacité du gouvernement à fournir un service de qualité à ses administrés malgré les cinquante milliards de francs engloutis. Loin d’être des clopinettes, cette masse financière débloquée pour la confection de ces cartes biométriques auraient pu permettre aux citoyens d’en bénéficier sans problème.

Au lieu de se complaire dans la facilité, l’État devrait chercher les voies et moyens pour améliorer le système de confection en accélérant la cadence dans la production. Mais il semble qu’il a la fâcheuse habitude de contourner les problèmes en leur trouvant dessolutions provisoires en lieu et place des solutions définitives.

ACTUNET