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Whatssap encode la communication de ses utilisateurs pour protéger leur vie privée.

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Whatssap bétonne le ton face aux autorités pour mieux protéger son milliard d’utilisateurs, comme l’a déjà fait Apple.

Le bras de fer sur la protection de la vie privée des utilisateurs continue. Après le feuilleton entre Apple et le FBI, c’est WhatsApp qui a dégainé un chiffrement de bout en bout des communications, mardi.

Traduction : les autorités ne pourront plus forcer le service à déchiffrer les échanges d’un suspect car WhatsApp en sera désormais incapable.

Le système est en effet conçu pour que les clés qui rendent les communications indéchiffrables ne transitent à aucun moment par ses serveurs. Avec la nouvelle mise à jour, chaque message contient un verrou, et seul le destinataire possède la clé sur son smartphone, en local. Photos, vidéos, texte… Tout passe à la moulinette.

Un milliard d’utilisateurs
WhatsApp a développé cette technologie en collaboration avec le système Open Whisper, qui sert de base à l’app Signal, utilisée par Edward Snowden. La messagerie Telegram, de son côté, s’appuie sur un outil maison opaque qui n’est pas open source.

Les autorités critiquent régulièrement le chiffrement intégral, estimant qu’elles sont désormais aveugles et sourdes.

Daesh utilise notamment Telegram pour son recrutement, mais les attentats de Paris ont montré que les terroristes s’appuient également sur des méthodes « à l’ancienne », avec des téléphones prépayés à usage unique.

Les entreprises de la Silicon Valley, elles, estiment que sécuriser nos smartphones et nos communications est crucial, alors qu’on utilise nos gadgets connectés pour payer, s’identifier et surveiller sa santé. En pleine élection aux Etats-Unis, et en attendant la présidentielle de 2017 en France, le débat ne fait que commencer.

 

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