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Venezuela : Maduro dit avoir déjoué une «attaque terroriste» contre l’armée

Deux assaillants ont été tués et huit autres arrêtés selon le président vénézuélien. En crise depuis plusieurs semaines, le pays a été sanctionné par le Mercosur, alors que la nouvelle Assemblée constituante a limogé l’une des principales opposantes au président.
Nicolas Maduro a affirmé dimanche que l’armée avait repoussé une «attaque terroriste» contre une base militaire dans le nord du pays. Deux assaillants ont été tués et huit capturés. Le président socialiste vénézuélien a expliqué à la télévision publique que les morts et les prisonniers avaient été identifiés comme un officier déserteur et neuf civils. Plusieurs assaillants sont toujours recherchés. L’officier a été arrêté et «il donne des informations», comme le font sept des prisonniers, a-t-il précisé. Des «combats» ont eu lieu pendant environ trois heures, a ajouté le président vénézuélien, qui y voit une «attaque terroriste» et pas une «rébellion» militaire.
Le chef des forces armées du pays, le général Jesus Suarez Chourio, avait auparavant fait état d’un mort et d’un blessé grave du côté des assaillants. Ces incidents se sont déroulés dans une base militaire à Valencia, à 180 km à l’ouest de Caracas. Selon le ministre de la Défense Vladimir Padrino, les prisonniers ont avoué avoir été recrutés «par des militants de l’extrême droite vénézuélienne en contact avec des gouvernements étrangers», et les forces de sécurité étaient encore à la recherche «d’une partie du groupe, qui a réussi à s’emparer de quelques armes». Le général Jesus Suarez Chourio a lui indiqué que l’opération était «financée par la droite et ses collaborateurs, financée par l’empire nord-américain». Le président du Parlement vénézuélien, Julio Borges, porte-voix de l’opposition, a demandé la «vérité» sur cet incident et a refusé toute «chasse aux sorcières».
L’armée, très puissante au Venezuela, joue un rôle clé dans la crise que traverse actuellement le pays. Le week-end a notamment été marqué par les premiers pas de l’Assemblée constituante chargée de réformer le pays. Dans la rue, les opposants au président Nicolas Maduro continuent de protester contre une assemblée qu’ils jugent illégitime. Après une élection contestée le 30 juillet, cette assemblée est entrée en fonction vendredi. Elle est composée de 545 élus issus pour la plupart de la société civile et appartenant tous au camp présidentiel, l’opposition ayant boycotté le scrutin. Les constituants, situés au-dessus de tous les pouvoirs, y compris du président, siègent dans le «salon elliptique», à quelques mètres de l’hémicycle des députés, majoritairement issus de l’opposition.

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