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Syrie : le groupe État islamique revendique une série d’attaques à la bombe

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Une série d’attaques à la bombe a causé la mort d’au moins 48 personnes dans plusieurs villes de Syrie, essentiellement contrôlées par le régime, selon les médias d’État.

L’agence Amaq, l’organe de propagande de l’organisation État islamique (EI), a affirmé que le groupe jihadiste était responsable de cette “série d’attaques suicide simultanées” à Damas, Tartous, Homs et Hassaké.

L’attentat le plus meurtrier a fait au moins 35 morts et 43 blessés près de Tartous, sur le littoral, qui abrite une base militaire russe. Il a été mené sur un pont à la périphérie de la ville à l’aide d’une voiture piégée et d’un kamikaze, qui a déclenché sa ceinture d’explosifs lorsque des personnes se sont rassemblées pour secourir les blessés de la première explosion. Bastion du régime, Tartous est la ville qui déplore le plus grand nombre de morts dans les rangs de l’armée et des milices pro-régime depuis le début de la guerre il y a cinq ans.

À Hassaké, l’attentat a été provoqué par un kamikaze, selon Amaq, et a fait un mort et quinze blessés. Cette ville a été fréquemment pris pour cible par l’EI, qui a notamment revendiqué un attentat ayant fait 16 morts en juillet à l’extérieur d’une boulangerie.

L’explosion d’une voiture piégée à Homs a également causé la mort de quatre personnes alors que sept autres ont été blessées, selon l’agence officielle Sana. Cette attaque a été menée à l’entrée de Zahra, un quartier majoritairement alaouite, une branche du chiisme à laquelle appartient Bachar al-Assad. Enfin, une autre explosion s’est produite sur une route à l’ouest de la capitale Damas, faisant un mort et trois blessés.

Ces attaques interviennent au lendemain de la perte par l’EI de ses dernières positions le long de la frontière turque, et d’un succès de l’armée syrienne et de ses alliés qui ont réussi de nouveau à assiéger les quartiers rebelles d’Alep.

 AFP

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