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Présidence de l’UMS : les magistrats choisissent l’indépendance avec Télico

Le nouveau président de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), Souleymane Téliko a dit, samedi à Saly-Portudal (Mbour), sa volonté d’oeuvrer au renforcement de l’indépendance de la Justice et à l’instauration de la transparence dans la gestion des carrières des magistrats.

Souleymane Télico entend, avec son équipe, relever les défis liés au renforcement de l’indépendance de la Justice, à l’instauration de la transparence dans la gestion des carrières des magistrats et à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Le président de chambre correctionnelle à la Cour d’Appel de Thiès a partagé ses ambitions après son élection à la tête de l’UMS en remplacement du juge Magatte Diop. Il a remporté le scrutin par 125 voix contre 77 pour le président sortant et 41 pour Marième Diop Guèye, l’autre candidate.

“Ce sont des défis très lourds à relever, mais nous espérons qu’avec l’aide de tous les acteurs, notamment la Chancellerie et les chefs de cour, nous arriverons à obtenir des avancées significatives dans le cadre de notre mission”, a soutenu le juge Téliko, porté à la tête de l’UMS pour un mandat de 2 ans renouvelables une seule fois.

Souleymane Télico a salué le travail fait par l’équipe sortante, retenant que “quelque soit l’appréciation qu’on peut faire du bilan global de ce bureau sortant, le seul fait qu’il ait accepté de s’investir pendant deux ans pour la cause commune mérite des encouragements et des félicitations”.

Décrit par ses collègues comme étant “un magistrat intègre avec une liberté de ton et un franc parlé”, le nouveau président de l’UMS a remercié ses pairs avant de souligner que l’UMS est “une tribune pour défendre les principes et les valeurs qui fondent la justice”.

A l’endroit de ceux qui croient que sa récente sortie où il fustigeait “une mainmise de la tutelle dans la gestion des carrières des magistrats” pourrait être un obstacle au bon fonctionnement de l’Union, Souleymane Téliko a souligné qu’il n’en est rien.

“Notre credo, c’est que la justice devra se construire dans le dialogue et non dans la confrontation. Liberté de ton ne veut pas dire rapport conflictuel et l’UMS devra travailler en toute indépendance mais également dans le respect des règles qui garantissent le fonctionnement harmonieux de la justice”, a-t-il fait remarquer.

“Notre conviction est que c’est dans le débat constructif et non dans la confrontation qu’on peut faire des avancées significatives”, a martelé le président de l’UMS qui souhaite la réalisation “rapide” de tous leurs projets en vue de la structure.

Souleymane Télico reste persuadé que “si le bureau adopte une stratégie, une démarche proactive et participative, il n’y a pas de raison que des avancées significatives ne soient pas connues dans les défis très importants qui nous attendent”.
Source APS

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