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La présidente du groupe parlementaire Libéraux et Démocrates, Aïda Mbodj en veut terriblement au premier policier du Sénégal, Abdoulaye Daouda Diallo. Lors de l’examen du projet de loi portant modification du Code électoral hier, lundi 2 janvier, elle l’a indexé comme l’auteur de ses malheurs.

Elle déclare : « Si j’ai un bourreau au Sénégal, c’est bien vous. Vous m’avez accusé de cumul de fonctions, juste pour m’arracher mon poste de présidente du Conseil départemental de Bambey. Votre désir de m’anéantir était tellement fort que même si on a réussi à démontrer que j’avais démissionné, vous êtes quand même monté au créneau. »

Partant de cette accusation, Aïda Mbodji se dit « choquée » qu’on dise que le ministre de l’intérieur est à équidistance des chapelles politiques. « Vous êtes tout sauf neutre, assène l’ancienne maire de Bambey. Vous n’arrivez pas à digérer l’opposition et vous nous le faites payer à chaque fois que l’occasion se présente. »

Torse bombé, la tête de file des députés libéraux à l’Assemblée nationale de poursuivre son spectacle devant le ministre de l’Intérieur : « Sans modestie, je peux dire avec fierté que je suis le symbole vivant de la parité dans mon fief. J’ai été la première femme maire de ma commune, présidente du Conseil départemental et j’ai battu à plate couture deux de vos ministres. Et cela, vous n’arrivez pas à me le pardonner. »

BABACAR NDIAYE