Ousmane-Sonko poli

Ousmane Sonko – «Il faut imposer au pouvoir le respect de nos droits civils et politiques»

«Comme prévu et annoncé, la Coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) du parti-Etat Apr s’est proclamée majoritaire à l’issue du scrutin législatif du 30 juillet 2017 : un scrutin calamiteux digne de la république arachidière qu’a toujours été le Sénégal. Le rappel des faits est en effet accablant. Le ministre de l’Intérieur, de son propre aveu, ne s’est pas contenté de priver environ 1/3 de nos concitoyens de leurs cartes d’Identité dites biométriques, faisant en même temps office de carte d’électeur ; il a en outre mis à profit la pagaille provoquée, le jour du scrutin, par ses multiples défaillances organisationnelles (graves retards d’ouverture des bureaux de vote, défaut de matériel électoral, y compris les bulletins de certaines listes en compétition, inondations et violences dans les centres de vote, etc.) pour délivrer en catimini et sélectivement d’innombrables certificats d’immatriculation aux civils et des ordres de mission aux militaires et paramilitaires, abandonnant ainsi les simples citoyens à leur triste sort», a déploré Ousmane Sonko, ce mercredi, matin, à Dakar, lors d’une conférence de presse, tenue dans un hôtel de la place.
«La déception et la désolation de ces derniers, munis de leur récépissé d’inscription, vont virer à l’amertume et à la colère lorsque, s’étant rabattus sur le fichier en ligne de la Direction Générale des Elections (DGE) afin de localiser leur bureau de vote, ils ont constaté, en milieu de journée, que son site internet était curieusement devenu inaccessible…», a dit Ousamne Sonko.
Ce qui lui fait dire : «le Président Sall se trompe à la fois de pays, de peuple et d’époque, s’il pense pouvoir perpétuer indéfiniment et impunément sa politique du fait accompli, faite d’une suite ininterrompue de reniements de ses divers engagements à l’égard aussi bien du Président des Assises Nationales puis de la CNRI, Amadou Mahtar Mbow, que de tous ses concitoyens, avec l’Acte 3 de la décentralisation, le ‘wax waxeet’ sur le quinquennat ou le référendum constitutionnel tronqué et biaisé de mars 2016. Le mépris souverain et agressif qu’il affiche volontiers à l’égard du peuple, en tordant le cou à la loi fondamentale et le bras aux institutions de la République, témoigne de son ignorance de notre histoire».
Il termine : «seule l’action de masse, démocratique et résolue, permettra à nos concitoyens de défendre efficacement le principe de l’égalité de tous devant la loi d’imposer aux dirigeants le respect de leurs droits civils et politiques en général, de leur droit de vote en particulier, avec la redéfinition d’accord parties des règles du jeu».

Vos Commentaires

Partager l'article