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Mamadou Lamine Diallo explique comment les CNI biométriques ont été le prétexte à un hold-up électoral

La stratégie de Macky Sall qui a confectionné tout seul la liste BBY est la suivante : s’adjuger 60% des suffrages exprimés. Pour cela, il a voulu calibrer 2.200.000 suffrages exprimés à partir de 4.000.000 à 4.500.000 inscrits ; objectif assigné à la refonte du fichier électoral combinée à la confection de nouvelles cartes d’identité biométriques pour 55 milliards de FCFA », selon Mamadou Lamine Diallo.
Le leader du Mouvement Tekki de poursuivre dans Question hebdomadaire : « Le peuple s’est inscrit en masse, à sa grande surprise, à 6.500.000. Dès lors, toute la stratégie de BBY soutenue par l’administration, la justice et le Conseil Constitutionnel en particulier est de limiter le nombre de cartes distribuées à environ 2,2 à 2,6 millions de cartes notamment dans les zones défavorables au régime (Dakar, Banlieue, Mbacké, Thiès, St-Louis, Casamance, Diaspora, etc.). »
« Il a fallu l’arrivée du Président Wade et la mobilisation exceptionnelle de la jeunesse pour que le régime accepte de laisser les Sénégalais voter en prenant des dispositions particulières (récépissés de dépôts, certificats d’immatriculation, et ordres de mission, tous préfabriqués, intimidations, chantages, agressions, et arrestations des candidats et des jeunes de l’Opposition).
Le 30 juillet fut une mascarade bien planifiée et bien coûteuse ; nous avons les estimations suivantes : Budget d’organisation des élections 16 milliards ; Budget de campagne BBY 10 milliards ; Ressources mobilisées par les DG et Responsables APR pour l’achat de conscience, transfert d’électeurs, et le débauchage de responsables de l’opposition, 5,5 milliards ; Parrainage d’une trentaine de listes, 1,5 milliard, (30 millions par liste en moyenne) », dénonce M. Diallo, Président du mouvement Tekki.
Dans sa revendication permanente, Mamadou Lamine Diallo regrette tout bonnement le déroulement du scrutin législatif, preuve d’une régression démocratique.
« A dire vrai, relève-t-il, Macky Sall ne croît pas à la démocratie. C’est un adepte du pouvoir fort, autocratique qui soumet la justice, l’administration, la presse à son bon vouloir. C’est dire qu’il ne croit pas au débat démocratique qu’il a publiquement demandé. Avec ce hold-up électoral qui survient après le Wax Waxeet du 16 février 2016, il n’y a plus de raison que je poursuis le débat économique avec un régime autocratique. A la place, je souhaite engager un débat économique avec la jeunesse de mon pays qui a montré son engagement et sa détermination dans la campagne de la Coalition gagnante / Wattu Senegaal.
Si les ressources naturelles appartiennent au peuple, alors l’Assemblée nationale doit jouer un rôle dans l’information du peuple et l’attribution des blocs et permis. Le Cos Petrogaz ne peut pas remplacer l’Assemblée Nationale. Il doit être supprimé. »

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