conseil const

Législatives à Mbacké : Pourquoi le Conseil constitutionnel a rejeté le recours de Benno

Le Conseil constitutionnel a confirmé les résultats des législatives publiés par la Commission nationale de recensement des votes. Rejetant du coup tous les recours soumis à son autorité.

Mbacké reste donc dans le giron de la coalition Wattù Senegaal de Wade, qui garde ainsi les 5 sièges réservés au département. La demande d’annulation du scrutin à Touba et la tenue d’une élection partielle à Mbacké, introduite par Benno Bokk Yaakaar, n’est pas passée.

Argumentant cette dernière décision, le Conseil constitutionnel estime que “les développements faits sur les interventions des uns et des autres sur les actes commis par telle ou telle personne ou les déclarations de tel responsable d’un parti politique, perçues ou non comme des menaces, ne sauraient être de nature à entraîner l’annulation du vote pour un motif qu’au demeurant le requérant n’articule pas”.

En outre, les 7 Sages indiquent que “les irrégularités commises ou incidents survenus au cours d’un scrutin ne sont de nature à entraîner (une annulation du vote) que s’ils ont eu pour conséquence de porter atteinte à la sincérité du scrutin par l’affluence déterminante qu’ils ont pu avoir sur les résultats obtenus”.

S’arrêtant sur le saccage des bureaux de vote à Touba, le Conseil constitutionnel est d’avis qu'”il n’est pas établi qu’il y a corrélation entre les incidents (en question) avec la participation des électeurs ni avec la répartition des voix entre les candidats de la coalition Gagnante Wattù/Sénégal et ceux de la liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar”.

D’autant que, laisse entendre le juge des élections, le taux de participation à Mbacké (31,22%), malgré les incidents, est plus élevé que lors des législatives de 2007 et de 2012 “pour lesquelles le taux de participation dans le département n’atteignait pas 30%”.

“Le Conseil tranche qu’il n’y a lieu ni d’invalider le scrutin ni de le reprendre dans le département de Mbacké”, concluent les 7 sages.

Vos Commentaires

Partager l'article