Le Sytjust justifie leur mouvement d’humeur de 72 heures et accuse Sidiki Kaba.


SIDIKI
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Devant les journalistes, le secrétaire général du Sytjust est revenu sur les différentes étapes qui ont abouti à cette cessation de travail de la cheville ouvrière de la Justice. Tout est parti du 13 juillet 2014, quand le Sytjust a déposé sa plateforme revendicative sur la table du garde des Sceaux, ministre de la Justice. «Pendant ce temps, les deux parties avaient convenu de résoudre ensemble les revendications relatives au statut et au plan de carrière des travailleurs de la justice, à l’amélioration des rémunérations par l’octroi d’indemnités et primes, à l’élargissement de l’assiette du fonds commun», explique le secrétaire général du Sytjust, qui révèle que cette collaboration avec la tutelle entre dans le cadre «de moderniser la justice et d’améliorer les conditions sociales et professionnelles des travailleurs de la Justice». A cet effet, le Sytjust devait soumettre à la Chancellerie un paquet de projets de décrets et d’arrêtés qui puissent prendre en compte les préoccupations des travailleurs. Il revenait alors, dit-il, au ministre Sidiki Kaba de soumettre ces projets au chef de l’Etat pour signature. C’est ainsi que les drafts d’un lot de huit projets de décrets et de trois projets d’arrêtés ont été remis au garde des Sceaux, le 31 décembre 2015.

«Le 14 avril 2016, la dernière commission technique s’est tenue à la Direction des services judiciaires et elle avait coïncidé avec la fin du processus d’amélioration des textes de réforme. Tout était fin prêt et validé. Il ne restait que des signatures. Après un temps d’attente, le constat était que rien ne bougeait dans le sens attendu par le Sytjust», se désole Ayé Boun Malick Diop, qui révèle dans la foulée que les correspondances et autres messages téléphoniques du Sytjust pour relancer le ministre Sidiki Kaba sont restés sans réponse.

 

 

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