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La lettre de politique sectorielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

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Au terme des travaux du comité ad-hoc de réactualisation en procédure d’urgence de la lettre de politique sectorielle de développement de la gouvernance et de la sécurité intérieure, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé à l’atelier de restitution et de validation du document.

La restitution de la lettre de politique sectorielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique intervient dans un contexte marqué par le terrorisme international, la cybercriminalité, la criminalité transfrontalière, les changements climatiques, risques et catastrophes, les crises postélectorales et les conflits.

Des phénomènes qui affectent la sécurité publique et civique impactant négativement sur la vie des populations, la stabilité des institutions et des Etats. En effet, la sécurité publique et civique a été au cœur des travaux, par conséquent de cet atelier.

« La réalisation de ce document intervient également au moment où au plan international, régional et national, de nouveaux agendas de développement, de sécurité et de résilience sont adoptés », a indiqué le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo qui a estimé que « comme toutes les autres nations, le Sénégal doit être préparé à la menace terroriste.

Ce qui suppose l’adoption de moyens de prévention et de lutte pour intervenir rapidement et efficacement partout dans le pays ». Ainsi, des initiatives ont-elles été prises en ce sens.

Il s’agit, notamment, de l’agencement du cadre institutionnel et du renforcement des effectifs de la police et de la gendarmerie par des recrutements exceptionnels autorisés par le président de la République, Macky Sall. Dans le même sillage, le ministre s’est satisfait de l’équipement des unités et de la matérialisation de la sécurité de proximité par la formation de jeunes volontaires.

Budget d’investissement en hausse
Des réformes structurelles qui s’inscrivent dans la logique de celles entamées depuis 2012 dans le sous-secteur de la sécurité civile.

Il s’agit de l’érection de la brigade nationale des sapeurs-pompiers, de l’amélioration substantielle des moyens opérationnels, de la couverture territoriale en ressources humaines, de la construction d’un centre opérationnel de gestion des crises et catastrophes et de la création d’une école de formation des sapeurs-pompiers.

Toutes choses qui, selon Abdoulaye Daouda Diallo,  ont permis la montée en puissance des différents démembrements du secteur. « Toutes ces attributions ont été accompagnées par le gouvernement, en particulier le président de la République, Macky Sall », s’est-il félicité.

Ces réformes structurelles expliquent la hausse constante du budget d’investissement. Passé de 12,8 milliards de FCfa en 2013 à 50,9 milliards de FCfa en 2017, l’ampleur de tous les besoins du secteur fait que le budget peine à financer l’ensemble des projets et programmes de ladite institution.
« Nous devons faire donc l’effort de mobiliser davantage de ressources extérieures », a préconisé Abdoulaye Daouda Diallo. A côté du financement, l’autre défi à relever est celui de la coordination entre les différents services de l’Etat et les secteurs concernés.

Pour une gestion efficace et efficiente

S’inscrivant dans la continuité et la consolidation des acquis de la précédente, notamment des politiques sectorielles élaborées en 2010 qui avaient servi à la mise en œuvre de cadre de dépense sectorielle à moins terme, cette coordination va permettre au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique de se doter d’un document stratégique et d’un programme décennal embrassant tous ses domaines de compétences visant à atteindre globalement cinq objectifs spécifiques et six programmes  déclinés en actions stratégiques.

Face au déséquilibre entre le budget attribué au secteur et aux investissements, le directeur de la Planification et des Politiques économiques est revenu sur la nécessité d’encadrer les dépenses pour une gestion efficace et efficiente sous-tendue par une bonne planification.

« Nous avons eu à faire des lettres de politique sectorielle dans le passé sans de réels apports après la mise en œuvre des politiques. Il y a eu, dans les années 2000, de bons décaissements et beaucoup de dépenses d’investissements, mais en terme de résultats, il n’y a pas eu de grands acquis », s’est-il désolé. Aussi, a-t-il appelé à la mise en place de politiques pertinentes avec une bonne planification des projets et programmes.

Le soleil

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