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Démission de Thierno Alassane Sall, crise Cojer, bataille de leadership : Amateurisme et aventurisme de Mackysards

Le régime de Macky Sall est vraiment un sale maquis.  L’anarchie et le nébuleux règnent partout. Le Ministre Thierno Alassane Sall quitte le Gouvernement. Mais il n’est point limogé. Il a démissionné en refusant indubitablement de se soumettre à une forfaiture. La question de la politique énergique qui implique la gestion de ressources pétrolières, serait au cœur de la divergence. Mais c’est la face visible de l’Iceberg. La vérité n’est jamais dite sur les divergences internes.

La gouvernance est ombrageuse. Une série d’autoritarisme et d’aventurisme sur fond d’arrogance confirme un système politique de pagaille et de chaos ! Dans l’APR, chacun considère y être incontournable et se permet toutes les libertés. Conspiration et diabolisation y sont les paradigmes dominants. Les difformités et les informités qui la singularisent sont présentes aussi dans l’Etat et dans le Gouvernement qu’il tient. Le manque de vision y alimente l’amateurisme.

La nomination d’incompétents et l’autoritarisme sont la raison de l’immobilisme. De brillants Ministres comme ABC, Haidar, Gackou, Amadou Kane, entre autres, ont quitté le Macky. Des aventuriers n’y ont pas fait long feu. Mbaye Ndiaye, Youssou Ndour, Benoit Sambou, Abou Lo et Fatou Tambédou ont vite été limogés des départements ministériels où ils avaient été installés avec légéreté. Et Thierno Alassane Sall démissionne ! Finalement, Macky se cherche et ne se retrouve pas toujours.

Le mal du Macky

Macky ne sait certainement pas qu’il est arrivé à la Présidence de la République en bénéficiant de la sanction contre Wade. Mais lui-même est un produit de la Wadie. Il applique une rupture dans la pire continuité des folies d’hier. N’importe qui et n’importe quoi sont dans son parti et dans son gouvernement, ce qui rend banale la fonction ministérielle. L’absence d’autorité suivie, la combine sur des dossiers et le contournement des lois et règlements jusque dans les attributions de marché, sont la cause de l’état de désordre dans lequel se trouve le Gouvernement de Macky. Ce désordre a alimenté une carence de gouvernance d’avant-garde et une transparence absolue dans la politique en cours.

Et un amorphisme du pouvoir politique, partisan et aventurier, se voit même dans la physionomie de l’Assemblée nationale heureusement en fin de mandat. Et voilà que le Gouvernement continue son amateurisme avec des incompétents arrogants, des Secrétaires d’Etat inutiles, des DG épinglés pour mal-gouvernance mais impunis et des Ministres sybarites qui ne parlent que de politique politicienne et jamais de ce qui leur est confié. Voilà le mal du Macky !

Une autorité présidentielle et primatoriale déclinante

Thierno Alassane Sall a démissionné. Mais si une divergence de vue en serait la raison, il mérite des applaudissements. Un homme de conviction n’abdique pas. Il se décharge. Ce malaise rend bien compte d’un Macky fantasque et dilettante. Le Président de la République semble ne pas disposer d’un agenda et le Premier ministre manage une équipe qui ne l’attendait pas et dans laquelle beaucoup voit en lui un simple intrus autoritariste et usurpateur de légitimité. Par nature, Thierno Alassane Sall ne s’accommode pas d’une autorité, ni de celle du Président de la République, ni de celle du Premier ministre.

Homme sûr de lui, hautain, altier et impétueux, il ne s’assujettit à aucune autorité, étant lui-même autoritariste et absolutiste. Ce n’est pas la première fois qu’il quitte le Macky pour le réintégrer. Une passe d’arme avec le Président de la République et le Premier ministre n’en est qu’une illustration. Mais c’est le Macky qui est ainsi. Des esprits marginaux le peuplent. Des suffisants le remplissent. Et quand ils se dressent, une certaine opinion publique les applaudit comme elle avait applaudit Macky Sall, l’ancien Ministre de l’Intérieur qui vote sans papier !

Un malaise pré-électoral   

L’APR et le Gouvernement vivent un malaise politique qui ne rassure pas. A moins de deux mois des Législatives, les conflits de leadership, la boulimie politique et la gestion nébuleuse de certains dossiers d’Etat qui puent les effluves de scandales, illustrent une gouvernance mackysarde qui mène vers un chaos. Presque dans toutes les collectivités locales, c’est la pagaille de positionnement.

Pire, le flou est au cœur de la Gouvernance publique, un flou que tait la raison d’Etat. Tout risque d’être un cataclysme après les Législatives. Le problème de Macky n’est pas l’opposition radicale. C’est l’APR elle-même. Ce pseudo-parti est peuplé de factions et de faucons.

Chacun veut un pouvoir blindé d’avoirs. le Macky a l’image d’une jungle ombrageuse avec des responsables qui s’entretuent, des Ministres qui démissionnent pour refuser la complicité d’une gestion louche, d’autres qui se diabolisent et des Responsables qui s’étripent et se massacrent d’injures et de calomnies. Et dire que Macky Sall annonçait la rupture, l’assainissement du jeu politique dirigeant, de la primauté de l’intérêt national sur tout intérêt de partisan et la transparence !

Le piroguier

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