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Crises internes, regain de tension, impasse : constat d’échec d’une politique sociale ciblée…

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A la veille des élections législatives prévues en Juillet 2017, le président de la République semble rattrapé par ses promesses électoralistes non tenues, malgré ses assurances et l’espoir que catalysait l’avènement de la seconde alternance qui a consacré son élection avec 65% des suffrages. Après quatre (4) ans de magistère, son bilan à mi-parcours reste mitigé pour des raisons bien évidentes. « Gagner ensemble, et gouverner ensemble » tel a été le credo du candidat de Macky 2012 qui a dû renoncer à ses militants de la première heure pour s’allier avec le diable. La réalité est que ses alliés « privilégiés » que sont les ténors de la coalition Benno Bokk Yaakar avaient tous battu campagne contre lui au premier tour de la présidentielle de 2012.

Comment Macky Sall a forcé la recomposition politique contre lui…

La seule prouesse du président Macky Sall durant ces quatre (4) dernières années, c’est d’avoir réussi à éclater et à diviser les partis alliés. Malheureusement, c’est la crème de ces formations incarnée par les précurseurs de l’alternance générationnelle contre laquelle il devra en découdre à l’occasion des échéances futures. Dans ce lot d’opposants venus rejoindre le PDS, Bokk-Guis Guis de Pape Diop et AJ de Mamadou Diop Decroix, on cite Idrissa Seck, Khalifa Sall, Malick Gakou, Cheikh Bamba Dièye, Mamadou Lamine Diallo, à côté des leaders de la société civile que sont Me Mame Adama Guèye et le Pr Malick Ndiaye entre autres. Aujourd’hui que les attentes de l’opposition ont été déçues, le projet d’une liste unique théorisé par Manko Wattu Sénégal, passe déjà comme une alternative crédible pouvant imposer la cohabitation au régime au soir des législatives du 30 Juillet prochain. Et éventuellement de se donner les moyens de prendre le pouvoir à l’occasion de la présidentielle de 2019.

Le PSE entre leurres et lueur

Du programme « yonnou Yokkuté » sur la base duquel les électeurs avaient porté leur choix sur sa personne pour lui donner le pourvoir en 2012, le président Macky Sall l’aura troqué deux (2) ans après, au « Plan Sénégal Emergent », après le passage à la Primature d’Abdoul Mbaye et de Mimi Touré qui ruent aujourd’hui sur des brancards. Il faut constater également avec une note de regret que les axes prioritaires du PSE qui touchent particulièrement le volet social de ce référentiel de développement ont connu un échec patent. En effet, si la Bourse de sécurité familiale est perçue par la plupart des compatriotes comme une « aumône », la couverture maladie universelle se démarque en réalité des objectifs pour lesquels elle a été mise en œuvre. A ces contreperformances, sont venus s’ajouter le chômage récurrent des jeunes en dépit des 500 mille emplois annuels que le candidat Macky Sall avait promis. Ainsi qu’une mauvaise politique de redistribution des ressources qui a fini d’inscrire la région de Kédougou sur la liste des localités à bavures. On se rappelle aussi la marche de protestation « musclée » des jeunes de Fatick pour réclamer le respect des engagements pris par le chef de l’Etat qui est pourtant natif de la région. A ce jour, les entreprises nationales susceptibles de pouvoir recruter les jeunes, sont entrain de crouler sous le poids d’une dette publique, chiffrée à de plus de 500 milliards F Cfa. Au même moment, le ministre de l’Économie et des Finances avouait sans trop de précision que le Sénégal a contracté une dette extérieure de 9000 milliards F Cfa, rien qu’en quatre (4) de gestion.

Ces dualités qui font de l’APR, une armée Mexicaine

Le mortel combat entre militants et responsables républicains auquel assistent, dépités, les observateurs de la scène politique risque d’être fatal pour le chef de l’APR et pour ceux-là qui affichent leurs ambitions dans le « Macky ». Autant dire que l’APR est devenue une armée Mexicaine du fait d’un manque de structuration sérieuse et d’une organisation normale. Les choix du président de la République deviennent de plus en plus contestés par les membres de son parti dont certains n’hésitent même plus à s’illustrer dans une indiscipline militante pour s’affirmer. Déjà, la dualité « silencieuse » entre l’ancienne directrice de campagne de Macky Sall, en l’occurrence Mimi Touré et l’actuel PM Mouhamed Boun Abdallah Dionne n’a pas encore révélé tous ses secrets. Mais c’est le cas de la COJER qui inquiète plus à cause de l’impunité qui caractérise les attaques entre jeunes partisans républicains de Thérèse Faye et de Mame Marème Thiam. Il y’a aussi que le coordonnateur du Réseau des enseignants apéristes Youssou Touré qui se voit quotidiennement disputer le contrôle de cette structure par Ahmet Suzanne Camara qui ne cesse de réclamer son départ. Une situation qui préoccupe le commun des Sénégalais parce que pour moins que des socialistes ont commis comme « délits », Bamba Fall et compagnie ont été envoyés à la prison de Rebeuss.

 

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