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Attentats de Bruxelles : ce que révèle l’ordinateur de l’un des terroristes

Le parquet fédéral belge confirmait dimanche que la cellule jihadiste basée en Belgique et responsable de l’attentat du 22 mars à Bruxelles, visait initialement Paris. Un fichier trouvé dans l’ordinateur d’Ibrahim el-Bakraoui détaille les cibles retenues par les terroristes.

Les attentats de Bruxelles le 22 mars dernier auraient été préparés dans la précipitation après l’arrestation de Saleh Abdeslam  le 18 mars. C’est ce qu’indiquait dimanche le parquet fédéral belge alors que ce week-end a été marqué par un vaste coup de filet mené par la police à Bruxelles.

Plusieurs suspects clé liés aux attaques de Bruxelles, mais aussi de Paris le 13 novembre 2015, ont été arrêtés, notamment Mohamed Abrini. Il a reconnu être l’homme au chapeau  de l’aéroport de Zaventem et précise également que Paris était la cible initiale. Le parquet fédéral a confirmé les déclarations du jihadiste et on dispose ce lundi 11 avril de plus de précisions sur les cibles parisiennes. En réalité, c’est d’abord l’ordinateur d’Ibrahima el-Bakraoui, trouvé dans une poubelle à proximité du logement d’où sont partis les trois terroristes de l’aéroport de Zaventem, qui a livré ces indications, confirmées par Mohamed Abrini ces jours-ci. On savait depuis le lendemain des attentats de Bruxelles que cet ordinateur contenait une espèce de testament désespéré de la part de son propriétaire. L’élément nouveau, c’est qu’il contenait aussi un fichier dans lequel les jihadistes échangent avec un commanditaire non identifié en Syrie, en passant en revue de nouvelles cibles toutes en France.

« Le quartier de la Défense et l’Euro de football »

Il est question entre autres du quartier d’affaires parisien de La Défense et du centre commercial des Quatre-Temps, des locaux de l’organisation catholique Civitas et de l’Euro 2016 de football. Autant de cibles, selon le parquet fédéral belge, auxquelles les jihadistes auraient été contraints de renoncer compte-tenu des investigations en cours en Belgique. Une enquête qui les aurait contraints à se reporter sur des objectifs belges. Ces déclarations sont à prendre avec prudence car pour beaucoup d’observateurs, tout cela paraît un peu trop organisé. Le mode opératoire du groupe Etat islamique prévoit généralement qu’un membre réchappe des attentats-suicides afin de démontrer que la menace se poursuit et qu’elle est permanente et mobile. Les explications des individus arrêtés semblent aux yeux de plusieurs spécialistes entièrement préparées à l’avance. La sincérité et la véracité de ces hommes doit, nous dit-on, sérieusement mis en question par le parquet fédéral.

Avec rfi.fr

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