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Véritable outil de lutte contre le chômage des jeunes à Thiès, les motos Jakarta sont en même temps synonymes de danger dans cette ville. Elles sont impliquées dans 60% des accidents de la circulation dans la Cité du Rail, selon le commandant de la 21e compagnie des Sapeurs Pompiers, le capitaine Diène Ngom.

Ce dernier informe qu’en 2016, les Pompiers ont procédé à 92 interventions impliquant les motos Jakarta. Il ajoute que 4 personnes ont perdu la vie sur le coup dans ces accidents tandis que d’autres ont succombé à l’hôpital à leurs blessures ou porteront à vie des séquelles.

Preuve de l’ampleur du phénomène : à l’hôpital Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, une salle, qui accueille souvent les conducteurs de ces motos, a été baptisée « Jakarta ».

Parmi les causes de ces accidents, le capitaine Ngom pointe la jeunesse (« ils ont entre 15 et 18 ans ») et « l’indiscipline » des conducteurs tout autant que le fait que ces derniers « ne respectent pas le Code de la route » et « ne portent pas de casque ».

La police et les autorités administratives de la ville de Thiès ont pris des mesures pour contenir le danger (par exemple l’interdiction de la circulation des Jakarta au-delà de 21 heures), mais le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Appât du gain oblige.

quotidien